En Suisse, les entreprises tiennent une place importante dans le développement économique du pays. C’est pourquoi, l’Etat adopte des mesures incitatives pour attirer les investisseurs étranger et accorde des aides  publiques pour les entreprises. Dans cette optique, l’appui financier des projets innovants sur le sol helvète repose sur un système économique et politique solide. Plusieurs modes d’oportunité de financement s’offrent aux entrepreneurs pour la réalisation de leur projet. Etat et organismes privés contribuent chacun de leur côté pour prêter main forte aux entrepreneurs afin de les accompagner dans la concrétisation de leur projet. Cela dit, monter une affaire ne se résume pas seulement sur l’élaboration des activités à entreprendre. Vous devez aussi trouver les fonds indispensables pour pouvoir démarrer votre activité. Quels sont alors les opportunités de financements pour les entreprises en Suisse ?

 Les formes de financement d’entreprise

En Suisse, la plupart des entreprises requièrent de l’aide des investisseurs ou d’autres organismes financiers. En effet, mis à part la raison individuelle, les deux principales formes  juridiques les plus courantes en Suisse, à savoir la S.A et la SARL doivent obligatoirement disposer d’un capital minimum dont le montant est respectivement de 20.000 CHF pour la SARL et de 100.000 CHF pour la SA. Même si ce montant exigé est relativement bas, il est souvent difficile pour la  société d’assurer financièrement la réalisation de leurs activités. Ils se voient alors dans l’obligation de trouver des investisseurs pour mettre en œuvre leur projet. En Suisse, on distingue notamment trois catégories de financement pour les entreprises : les fonds propres, l’emprunt et les financements alternatifs.

Démarrer l’activité à partir de fonds propres

Même si cela représente un  véritable défi pour les entrepreneurs, il est tout de même possible de démarrer le projet en s’autofinançant. Toutefois si la société prévoit de se prospérer exclusivement avec l’aide de financements interne, il n’y aura pas de possibilité  de distribution de bénéfices, du moment à court terme. En effet, les gains enregistrés par l’entreprise vont devoir dans ce cas être réinvestis pour développer ses activités. Même si l’autofinancement est toujours envisageable surtout pour les entreprises individuelles et les sociétés unipersonnelles, la rétention des bénéfices  pose toutefois problème quand il s’agit d’une société à plusieurs associés. C’est pourquoi il est recommandé de recourir au moins à un mode de financement externe comme l’apport de fonds propres par exemple. Ce mode de financement est notamment possible grâce aux business angels et sociétés de capital-risque.

 Le recours au crédit

Le montage d’un projet est un travail d’une grande envergure nécessitant le plus souvent une coopération entre les porteurs de projet et les investisseurs. Pour démarrer une activité lucrative en Suisse, il est possible de recourir à l’emprunt auprès des particuliers ou demander du capital de la part des banques.  Les institutions de crédit suisses sont plutôt généreuses,  cependant toute aide financière requièrt des garanties de la part des entreprises. Avant d’octroyer du crédit, les banques mènent une véritable enquête sur la solvabilité de l’entreprise. Le projet fera également l’objet d’une évaluation afin d’estimer ses chances de succès et sa viabilité à long terme. Pour ce qui est du taux d’intérêt, il varie en fonction du taux du marché de base. Pour les emprunts de plus d’un an, on prend en compte les taux interbancaire. En principe, plus l’entreprise exige du temps pour le remboursement, plus les taux augmentent. A part les crédits bancaires, le crowdlending est également une alternative intéressante si l’entreprise est obligée de recourir à l’emprunt.

Les financements alternatifs

Quand on parle de financements alternatifs, on fait en fait référence au capital mezzanine, une forme de financement mixte qui combine à la fois emprunt et fonds propres. Il s’agit d’un mode de financements pour les entreprises à risque mais qui présente toutefois des avantages. En effet, les bailleurs de fonds concourent directement au développement de l’entreprise. En Suisse, les principales institutions qui proposent ce type de financement sont la banque cantonale de Zurich, UBS et Crédit Suisse. En principe, les prêts sont accordés selon un taux d’intérêt fixe. Même s’il s’agit d’un financement mixte, le capital mezzanine est juridiquement considéré comme des fonds externe. Par conséquent, les intérêts sont déduits des impôts.

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