Entreprendre, c’est surtout prendre les bonnes décisions au bon moment. L’une des plus importantes dans ce cas consiste à décider de la forme juridique de l’entreprise. En Suisse, il est possible de choisir entre l’entreprise individuelle et la forme sociétale. On a donc les classiques SNC, SA et SARL. Cette dernière est une forme hybride entre les deux premières. Elles permettent aux associés de limiter leur responsabilité, mais aussi leur apport. La société possède son patrimoine propre, ce qui la rend responsable devant ses créanciers. Il y a de nombreux avantages offerts par ce type de société. D’autant plus que l’État helvétique promeut l’entrepreneuriat. Il est dans ce cas possible de tirer profit de la législation fiscale.

Faible cout de création

La SARL est souvent une des meilleures solutions quand on souhaite monter un projet important. D’abord parce qu’il est plus sécurisant pour les partenaires de travailler avec une société disposant d’un capital social. Ils savent que si la structure subit des pertes, ils auront une garantie pour se faire rembourser leur créance.

Ensuite, l’entreprise individuelle est dirigée par plusieurs associés. Cela signifie qu’elle dispose de plus amples moyens financiers. En effet chaque fondateur apporte sa contribution pour la construction du capital social. Le Code des Obligations suisse dispose dans ses articles 773 et 777 c que celui-ci doit valoir au moins 20 000 CHF. Il n’y a cependant pas de limite maximale. D’un autre côté, il n’est pas difficile d’atteindre ce minima.

La responsabilité limitée des associés 

Voilà l’un des plus gros arguments en faveur de la SARL, la limitation de la responsabilité des associés. En vertu de l’article 772 à 827 du Code des obligations, le capital social est la seule garantie juridique et financière pour les créanciers de la société. En d’autres termes, si celle-ci affronte des difficultés financières comme les pertes, la fortune personnelle des membres ne sera pas entamée. Enfin, ce ne sera pas le cas tant que la SARL reste solvable. Celle-ci possède son patrimoine propre dissocié de ceux des associés, puisqu’elle possède la personnalité juridique.

Il existe toutefois des assouplissements à ce principe. Dans certains cas, les prêteurs demandent aux sociétaires des garanties ou des hypothèques provenant de leur patrimoine personnel. Mais ce genre de pratique reste rare. De plus un associé ne supporte les risques qu’à hauteur de son apport. Il est toujours pratique de demander conseil à un spécialiste pour calculer le montant optimal pour le capital social selon l’activité.

De nombreux privilèges pour les gérants

Les associées gérantes la SARL profitent du même statut que les salariées. Ils perçoivent des rémunérations en dehors des dividendes. Ils disposent donc d’un meilleur revenu. Cela leur garantit dans ce cas une rentrée d’argent assez constante. Ils sont dans ce cas imposés à cet effet. Mais plus encore, ils profitent du système de prévoyance sociale. Dans ce cas, ils disposent d’une couverture bien meilleure que les simples associées, considérés comme commerçants.

En outre, ces mêmes gérants d’entreprise individuelle délimitent librement le montant de leur salaire et autre privilège pécuniaire. Toutefois, ils doivent tout de même observer certaines limites. En tout cas au niveau de la fiscalité, il est possible donc de profiter de ce statut de salarié pour payer moins d’impôt. En outre il est également possible de fonder une SARL avec un unique associé et les démarches à suivre ne sont pas trop complexes. En outre, pour muter cette dernière en Société Anonyme, on n’a nul besoin de passer par la procédure de liquidation.

Les inconvénients de la SARL

Contrairement à la SA, les tiers sont ipso facto en mesure de connaitre le nom des associés. Aussi, il est parfois difficile de rajouter d’autres membres à cause de la réputation des anciens. Les parts sociales de ce genre de sociétés sont assez difficiles à céder ou à échanger.

En outre, la responsabilité des membres n’est pas illimitée comme pour les Sociétés Anonymes. Ces derniers courent donc un plus gros risque. Si l’activité finit par dépérir, ils perdront par suite une partie de leur fortune en dehors du capital social.

D’autre part même si on les considère comme des salariées, les gérants des SARL ne bénéficient pas de l’indemnité de chômage s’ils ne quittent pas de manière définitive la société.

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